Communique de presse sur les meurtres des personnes déplacements internes dans la région de l’Est de la République démocratique du Congo

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La Rapporteure spéciale sur les réfugiés, les demandeurs d’asile, les personnes déplacées internes et les migrants en Afrique de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples est profondément préoccupée par les multiples massacres contre les personnes déplacés internes survenues ces derniers jours dans l’Est de la République démocratique du Congo suite aux combats en cours dans cette région.

En effet, depuis près de 10 jours, environ 70 personnes ont été tués suite à une série d’attaques meurtrières menées par des groupes armés contre des camps de déplacés. Au cours des dix derniers jours, plusieurs incidents ont eu lieu et au moins 26 personnes ont été tuées le dimanche 28 novembre sur le site de Ndjala dans la zone de santé de Drodro dans la province de l’Ituri, selon les autorités locales. Dix femmes et neuf enfants figurent parmi les morts et 11 personnes ont été blessées.

D’autres attaques ont eu lieu le 21 novembre dernier, à Drodo et Tché un autre site pour personnes déplacées qui a connu l’attaque d’un groupe de miliciens tuant 44 personnes a détruits plus de 2.200 abris dans ses localités selon les autorités.

Ces attaques ont également entraîné un déplacement massif de la population, dont la plupart a trouvé refuge au site des déplacés de Roe, protégé par les Casques bleus de la Mission onusienne en RDC, MONUSCO.

Une autre attaque est survenue dans la ville de Mikenge ou se trouve un site de déplacés, le 14 novembre, six enfants et une femme enceinte ont perdus la vie et huit autres personnes ont été blessées par des machettes et des balles.

La Rapporteure déplore ses pertes en vies humaines et s’inquiète de la recrudescence des violences dans ces régions et leurs impacts négatifs sur la situation des personnes déplacées internes, qui se voient contraient de quitter leur lieu d’accueil pour rechercher un autre havre de paix ce qui constitue un double déplacement et les enracinent un peu dans leur statut de vulnérabilité et de précarité.

La Rapporteure Spéciale demande aux autorités congolaises de prendre les mesures adéquates pour mettre un terme à ce conflit et restaurer la paix et la sécurité des populations se trouvant dans ces zones.

Banjul le 5 décembre 2021