COMMUNIQUÉ DE PRESSE: La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples conclut sa mission à Genève, Suisse

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE: La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples conclut sa mission à Genève, Suisse

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a conclu avec succès sa mission à Genève, Suisse, du 22 au 26 mars 2026, menée en marge de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, visant à renforcer son engagement avec les mécanismes des Nations Unies et à promouvoir les efforts relatifs à la situation des droits de l’homme en République du Soudan.

La délégation de la Commission était conduite par l’Honorable Commissaire Idrissa Sow, Président de la CADHP, et comprenait l’Honorable Commissaire Hatem Essaiem, Vice-Président de la CADHP et Président de la Mission d’établissement des faits sur le Soudan, ainsi que l’Honorable Commissaire Salma Sassi, membre de la Mission, avec l’appui du Secrétariat.

Au cours de cette mission, la Commission a tenu une série de réunions de haut niveau avec des partenaires clés, notamment le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) – Sudan Desk, la Mission indépendante d’établissement des faits du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur le Soudan, les Procédures spéciales des Nations Unies, ainsi que des représentants d’États membres et de missions diplomatiques à Genève. 

La délégation a également échangé avec les Ambassadeurs du Groupe africain à Genève, en leur présentant l’état d’avancement des travaux de la Mission d’établissement des faits sur le Soudan, et en examinant les moyens de renforcer la coordination et le soutien à la mise en œuvre des recommandations de la Mission. 

En outre, la Commission a participé à une réunion technique avec les Procédures spéciales des Nations Unies et a tenu plusieurs rencontres bilatérales avec divers acteurs, y compris des représentants du Gouvernement du Soudan et de la communauté diplomatique. 

Un moment fort de la mission a été l’organisation d’un événement parallèle intitulé « Le Soudan en crise : protection et responsabilité par le biais de la connectivité entre l'ONU et l'Afrique », qui a réuni des mécanismes africains et onusiens des droits de l’homme, ainsi que des représentants de la société civile, afin d’examiner les moyens de renforcer la coordination, d’améliorer la protection des civils et de promouvoir la responsabilité pour les violations commises dans le contexte du conflit. 

La Commission a également tenu une réunion avec le Sudan Core Group, composé des missions diplomatiques du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Norvège, de l’Irlande, ainsi que le représentant de la mission de l’Union européenne à Genève. Cette rencontre a permis à la délégation de présenter les travaux de la Mission d’établissement des faits sur le Soudan, et de souligner l’importance de renforcer la coordination avec les mécanismes des Nations Unies, ainsi que le rôle essentiel de la Commission dans la documentation des violations et la promotion de la responsabilité.

La Commission a participé à un événement de haut niveau marquant la commémoration de la Journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique, au cours duquel une allocution a été prononcée par le Président de la Commission, réaffirmant l’engagement de la CADHP en faveur de la promotion de la dignité humaine, de la préservation de la mémoire historique et de la lutte contre les injustices héritées de cette tragédie. 

Tout au long de la mission, la Commission a réaffirmé l’importance de la complémentarité entre les mécanismes régionaux et internationaux, et a souligné la nécessité de renforcer la coopération avec les partenaires des Nations Unies afin de garantir que les efforts de documentation des violations se traduisent en mesures concrètes de protection des civils et de promotion de la responsabilité. À cet égard, la Commission a mis en exergue la pertinence de la Feuille de route d’Addis-Abeba, en tant que cadre permettant de renforcer la coordination structurée entre les mécanismes africains et onusiens des droits de l’homme, notamment dans le contexte de la situation au Soudan.